En tombant sur un livret de 1943 consacré à un certain Jacques Chevrier, pilote québécois mort en mission au large de Cap-Chat, notre nouveau collaborateur Alexandre Bélanger découvre un héros oublié. De la biographie héroïsante d’époque à l’étude rigoureuse récente, son destin révèle autant l’homme que le Québec des années 1940.
DES QUÉBÉCOIS EN NORMANDIE
Le plus récent livre de notre coéditeur et webmestre
En ce temps de l’année propice aux réjouissances, le site Le Québec et les guerres mondiales propose quelques suggestions de livres à offrir aux amateurs d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Deuxième de trois parties.
Symbole unique de la contribution canadienne à l'effort de la Seconde Guerre mondiale, le Flambeau de la victoire, qui a paradé dans près d'une trentaine de villes, dont Québec, avant d'être remis à Winston Churchill, a été retrouvé l'an dernier en Angleterre par le Musée naval de Québec dans... une chambre à fournaises.
La petite histoire a failli oublier le nom du premier militaire canadien-français mort dans l’invasion de la Normandie le 6 juin 1944. Il s’agit du lieutenant parachutiste Philippe Rousseau, de Montmagny, membre du 1er régiment de parachutistes canadiens.
Pendant l'occupation en France, les autorités allemandes ont ralenti l'impression de livres. Montréal est alors devenue une plaque tournante de l'édition francophone. Une dizaine d'éditeurs publiaient des classiques, des ouvrages de grands écrivains français, et faisaient connaître au monde des auteurs canadiens. L'historien Sébastien Vincent raconte à Jacques Beauchamp cette effervescence de l'édition québécoise, qui s'est poursuivie jusqu'en 1946.
Dans "Vimy. Un siècle d’histoire" (Septentrion, 2018), l’historien français Laurent Veyssière s’intéresse à la bataille de Vimy, qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917, mais surtout au mythe qu’elle a suscité au Canada, depuis les premiers écrits journalistiques qui ont décrit les combats à la commémoration du centenaire de la bataille, le 9 avril 2017.
Ypres, Courcelette, Vimy, Passchendaele. Avec ces horreurs, peut-on associer humour et Grande Guerre ? Bernard Andrès, professeur émérite à l’Université du Québec à Montréal, s’inscrit dans cette perspective.