En tombant sur un livret de 1943 consacré à un certain Jacques Chevrier, pilote québécois mort en mission au large de Cap-Chat, notre nouveau collaborateur Alexandre Bélanger découvre un héros oublié. De la biographie héroïsante d’époque à l’étude rigoureuse récente, son destin révèle autant l’homme que le Québec des années 1940.
DES QUÉBÉCOIS EN NORMANDIE
Le plus récent livre de notre coéditeur et webmestre
Les Plans secrets de la Seconde Guerre mondiale, de Michael Kerrigan (Acropole, 2012) présente ce qu'aurait pu être la Seconde Guerre mondiale si ce que certains stratèges avaient imaginé s'était réalisé.
Dans la nuit du 12 au 13 juillet 1943, l’invasion de la Sicile commençait, marquant le début de la libération de l’Europe occidentale. Les Canadiens y prirent une part active.
En tombant sur un livret de 1943 consacré à un certain Jacques Chevrier, pilote québécois mort en mission au large de Cap-Chat, notre nouveau collaborateur Alexandre Bélanger découvre un héros oublié. De la biographie héroïsante d’époque à l’étude rigoureuse récente, son destin révèle autant l’homme que le Québec des années 1940.
Né le 16 avril 1923 à Saint-Germain la Blanche Herbe dans le Calvados, proche des mouvements de jeunesse avec lesquels il forme un petit noyau de résistants appuyés par quelques adultes. En 1944, après avoir été recherché par la Gestapo, il intégrera la compagnie FFI Scamaroni.
Torturé par les Allemands pendant sept mois, le major Gustave Biéler avait tellement émerveillé les Allemands par son courage que lorsqu’ils le fusillèrent, en septembre 1944, les SS lui rendirent les derniers honneurs.
Dans "Vimy. Un siècle d’histoire" (Septentrion, 2018), l’historien français Laurent Veyssière s’intéresse à la bataille de Vimy, qui a eu lieu du 9 au 12 avril 1917, mais surtout au mythe qu’elle a suscité au Canada, depuis les premiers écrits journalistiques qui ont décrit les combats à la commémoration du centenaire de la bataille, le 9 avril 2017.
Ypres, Courcelette, Vimy, Passchendaele. Avec ces horreurs, peut-on associer humour et Grande Guerre ? Bernard Andrès, professeur émérite à l’Université du Québec à Montréal, s’inscrit dans cette perspective.